Mobilisons-nous le 17 Décembre contre un énorme accaparement de terres par un agriculteur industriel sur Pornic (44)

Grande braderie de Noël à la chambre d’agriculture : Un quart d’une commune attribué à un seul agriculteur !

Mobilisons-nous contre l’accaparement des terres et la destruction du bocage !

Cet automne, la SAFER* (l’organisme chargé de protéger les terres agricoles de la spéculation) a permis à un agro-industriel d’accéder à 450 hectares sur la commune de Pornic. Cela malgré la candidature de plusieurs jeunes paysans, l’opposition de la mairie et de la majorité des agriculteurs locaux.

Cet ensemble de 4 fermes importantes avec bâtiments aurait pu permettre d’installer des dizaines de jeunes paysans (5 à 10 éleveurs, 20 paysans boulangers ou 100 maraîchers bio). En plus de participer à la mort de nos campagnes, ce grand projet céréalier chimique menace également notre patrimoine naturel : prairies, haies et zones humides.

Il ne s’agit pas d’un cas isolé, d’autres projets d’accaparement de terres se profilent dans le département et dans tout le pays, d’autant plus que dans les 10 ans à venir la moitié des paysans partiront à la retraite. La terre ne manque donc pas, ni les dizaines de milliers de jeunes qui souhaiteraient s’installer mais qui en sont empêchés par les organismes agricoles favorisant les projets agro-industriels.

Les institutions agricoles ne jouent plus leur rôle, allons le leur rappeler !

Pour notre avenir commun, il est temps de se dresser contre l’agriculture industrielle destructrice d’emplois, de notre santé et de l’environnement et de reprendre en main nos territoires.

Rendez-vous le 17 décembre à 11h30 devant l’antenne de la chambre d’agriculture du Pays de Retz à Sainte-Pazanne (44).

Ramenez votre pique-nique et de quoi faire du bruit en musique !

CONTRE LA MORT DE NOS CAMPAGNES, MOBILISONS-NOUS !

IL EN EST DE L’AVENIR DES PETITS PROJETS PAYSANS !

Le collectif Terres Communes

http://terres-communes.zici.fr/

terrescommunesretz@gmail.com

Lieu de rendez-vous : 11 Rue de l’Auditoire, 44680 Sainte-Pazanne

Pour venir de Nantes, vous pouvez prendre le train vers Pornic (arrêt à la gare de Sainte Pazanne)

L’appel à l’action en version PDF ci-dessous, à diffuser autour de vous :

tract_17_12

Voulons-nous que la campagne ressemble à cela ? Il est encore temps de s’y opposer !

* A propos de la SAFER :

Les Safer sont les affaires

Les Safer gèrent-elles bien les terres agricoles ?

Dérives des SAFER

 » Le rapport 2013 de la Cour des comptes [1] [archive] a pointé également les dysfonctionnements des SAFER, soulignant qu’elles avaient « perdu de vue les missions d’intérêt général dont elles étaient investies ».
En 1995 la Cour des comptes avait déjà recommandé, sans succès, aux SAFER de se recentrer sur leur première mission : l’installation de jeunes agriculteurs. En 2012, sur 88 000 hectares rétrocédés, seulement 2761 hectares concernent la première installation de jeunes agriculteurs.
Dans son rapport de février 2014, la Cour des comptes pointe une nouvelle fois les dérives des SAFER17. Tirant parti d’un avantage fiscal initialement prévu pour faciliter l’installation des jeunes agriculteurs (exemption de droits d’enregistrement), les SAFER ont opéré un virage vers le rôle d’intermédiaire dans les transactions, percevant au passage une commission de l’ordre de 5%18. Ce fonctionnement permet à certaines SAFER, comme la SAFER Aquitaine-Atlantique, organisme théoriquement à but non lucratif, de dégager des résultats financiers de l’ordre de 8 %. La redistribution de ces résultats à certains salariés ainsi que l’emprise excessive du syndicalisme agricole (FNSEA), a poussé le gouvernement à annoncer qu’il allait renforcer le contrôle de l’État sur les SAFER 19.  »

 

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31 commentaires sur “Mobilisons-nous le 17 Décembre contre un énorme accaparement de terres par un agriculteur industriel sur Pornic (44)

  1. Bonjour,

    Suite a votre démarche que je comprends et soutient sur le fond, il faut aussi penser à protéger les agriculteurs, les paysans qui partent en retraite car si il y a blocage voir plus, ils vont se retrouver ruinés, économiquement parlant et moralement. Si le combat est bien contre la safer il ne faut pas les oublier car ils en souffrent d’ors et déjà et je ne pense pas que c’est le but d’une association comme la votre. Il ne faut donc pas négliger cet aspect

    1. Bonjour, on est d’accord sur ce point. En tant que paysans on sait ce que c’est comme métier (peu de rémunération et une retraite de misère) mais sur ce dossier là les cédants ont vraiment abusé, et ce cautionné par la SAFER. En effet, ils voulaient vendre au gars d’Eure et Loire (qui s’est finalement désisté fin de semaine dernière, mais quid de la suite ?) 5000-6000 euros l’hectare ! Alors que l’on est en moyenne dans le Pays de retz autour de 1500 euros l’ha ! C’est la porte ouverte à la spéculation foncière, qui est pourtant une des premières missions de la SAFER que d’empêcher cela ! Et ce n’est qu’un des aspects hallucinants de ce dossier…
      On va de toute manière publier bientôt un récit de la manifestation et une explication plus claire de la magouille derrière ce dossier.
      Et on pense à contacter Terres de Liens pour voir si il ne peut pas y avoir une structure juridique qui se monte au niveau des habitant-e-s du territoire pour racheter les terres pour des petits projets paysans. Ce qui permettra aux cédants de s’en sortir (mais pas au prix fou qu’ils veulent vendre !)

  2. Je suis pleinement avec vous mais une action un jour de semaine c’est compliqué pour se mobiliser; Je vais diffuser votre document sur Facebook et certainement qu’une pétition sur Change.org pourrait faire avancer les choses. Je ne pense pas que cela prenne beaucoup de temps, il suffit de recopier votre texte et de diffuser à votre carnet d’adresse et chacun diffuse à l’ensemble de ses contacts, cela aurait certainement un impact plus rapide et plus large et permettrait d’informer la population de Pornic et des alentours. En effet, je suis stupéfaite d’entendre parler de cette affaire qui n’a fait l’objet d’aucune information auprès des habitants. Ce sont nos nappes phréatiques qui sont concernées, notre environnement direct, l’air que nous respirons et nos terres que nous appauvrissons.
    Bien à vous, avec tout mon soutien

    1. Bonjour, merci pour votre soutien ! On y a pensé mais le temps nous manque, et si on imaginait une pétition on l’imaginait plus large, pas seulement sur l’accaparemment de terres à Pornic mais dans tout le pays de retz (on commence à être au courant d’autres dossiers passés ou en cours) et avec des revendications claires de réforme agraire et des institutions agricoles. Mais lundi lors de la discussion on évoquera cela et si des gens sont prêts à lancer une pétition sur ce dossier ce sera avec plaisir qu’on la relaiera.
      Et oui il y a de quoi être stupéfait. Paysans bio proches de Pornic pour la plupart dans le collectif avec également des habitant-e-s du pays de retz mais aussi de Nantes, on était même pas au courant de cet accaparement de terres ! On l’a su plusieurs mois après le passage à la SAFER par des collègues paysans de Pornic et on a alors lancé rapidement l’appel au rassemblement. Il nous faut être vigilant sur ce qui se passe dans nos territoires et exiger aux élus, à la chambre et aux syndicats siégeant à la SAFER de la transparence sur les échanges de terres envers tous/toutes les habitant-e-s du territoire ! Au plaisir, un membre du collectif

  3. Un autre très bon exemple de la disparition des terres agricoles au profit de gros agris et au détriment de petits projets paysans dans cet article de CQFD : http://cqfd-journal.org/Les-Safer-sont-les-affaires

     » Les Safer sont les affaires

    paru dans CQFD n°64 (février 2009), rubrique Du côté de chez les rustiques, par Jean-Claude Leyraud, illustré par ferri
    mis en ligne le 30/03/2009 – commentaires

    Censées soutenir les jeunes lors de leur installation, les Sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural (Safer) sont souvent l’instrument des népotismes locaux et de la spéculation. Organismes d’intervention sur le marché foncier, ces sociétés anonymes à caractère professionnel ont pour principaux actionnaires les organismes professionnels agricoles [1] ainsi que les collectivités territoriales. Vue en coupe d’une usine à gaz.

    LE 1er DÉCEMBRE 2008, une cinquantaine de paysans soutenus par des poules et des brebis (appartenant tous à la Confédération paysanne), ont investi les locaux de la Safer-Paca, à Manosque, pour « alerter sur les errements répétés de cette société qui agit de façon discriminatoire envers certains candidats lors des rétrocessions, privilégiant les copinages de toutes sortes à l’installation de nouveaux agriculteurs ». Pendant que le gros de la troupe exprimait bruyamment son mécontentement, une poignée d’énergumènes déménageait le bureau et le fauteuil du directeur régional pour l’expédier par transport spécial au ministre de l’Agriculture, qui « aura un meilleur usage de ces meubles, qui n’ont pas d’utilité pour l’agriculture de la région ». Sous le contrôle des ministères de l’Agriculture et des Finances, les Safer peuvent intervenir sur le marché foncier, soit en usant de leur droit de préemption, soit par acquisition amiable, la rétrocession aux agriculteurs se faisant par le biais d’appel public à candidatures. Les notaires doivent notifier aux Safer toute intention d’aliéner à titre onéreux une terre classée en zone agricole ou naturelle. En théorie, la Safer est là pour favoriser l’installation des jeunes, dynamiser l’agriculture et protéger l’environnement. Mais en pratique son action se solde par des agrandissements continus par ferrid’exploitations existantes (très peu de véritables installations de jeunes, si ce n’est de fils de gros agriculteurs), aucune priorité n’est donnée à l’agriculture biologique et on écarte les projets à taille humaine avec vente directe locale… Résultat ? Il y a de moins en moins d’agriculteurs.

    Allons chercher l’information à la base. Paul, propriétaire terrien et délégué Safer d’une petite commune de 500 habitants, témoigne : « Avant moi, le poste était tenu par un agriculteur qui est tombé gravement malade. Il est venu me voir parce qu’il pensait que j’étais le mieux placé pour prendre la suite, parce que j’étais conscient de l’extrême importance de ce rôle dans la vie économique locale, et parce que j’étais neutre. Il faut dire aussi que je suis syndiqué à la FDSEA, et même si je ne suis pas militant, ça aide. J’ai donc proposé ma candidature à la Safer et elle a été acceptée. Le profil habituel des délégués communaux, c’est souvent le fils du maire (parce qu’il est au courant de tout), le président de la coopérative agricole, un membre du bureau local de la FDSEA ou un agriculteur habitué aux responsabilités et qui se voue à l’intérêt de sa commune. On reçoit de la Safer une liste des terres qui sont à vendre et on a seulement quelques jours pour avertir en priorité les voisins de parcelles [2], puis ceux qui sont bien connus localement pour s’intéresser à tout ce qui bouge, assez souvent des jeunes, mais des fils d’agriculteurs du village. C’est vrai que certains “oublient” d’informer ceux qu’ils n’aiment pas ou qu’ils ne connaissent pas bien. Ensuite, il y a la réunion de la commission cantonale (ou commission de structure) qui réunit tous les délégués du canton. Là, on discute, parfois longtemps, sur les choix à faire, sur les critères à appliquer. On est bien informé de la situation réelle de chaque candidat, on se connaît tous. Par principe, les délégués impliqués personnellement dans une transaction ne participent pas à la réunion. Ceux qui sont proches d’un candidat ne prennent pas part au vote, pour éviter après coup toute accusation de favoritisme ou, au contraire, de trahison. Les choix que nous faisons se révèlent être à 99 % ceux qui seront entérinés plus tard. »

    C’est seulement au stade suivant, celui de la commission technique, que l’on retrouve les représentants officiels des syndicats agricoles. Il y a bien sûr ceux du syndicat majoritaire, qui se contenteront d’appuyer les choix de la commission cantonale, et d’autres, comme ceux de la Conf’, qui auront du mal à se procurer des informations fiables sur les candidats, d’autant qu’on leur propose souvent un seul candidat par rétrocession. On voit bien que le système repose sur un réseau d’initiés, pas nécessairement des profiteurs,mais pour qui le monde est divisé en deux : ceux qui font partie de leur milieu et les autres. Cette partition entre gens du cru et estrangers est entérinée par la Safer et l’administration – jusqu’au préfet –, qui se sont toujours appuyées sur cette « réalité » rurale dans laquelle elles voient un repère stable.

    Si vous voulez acquérir des terres pour vous installer comme agriculteur alors que vous n’avez pas d’ancêtres nés au village, que vous êtes un néo rural, fauché de surcroît, et bio pour couronner le tout, vous partez avec un sacré handicap. Le milieu rural est un réseau de communications qui repose avant tout, depuis des siècles, sur la possession et l’échange de terres (par le biais d’achats, ventes, stratégies familiales, héritages) au sein de communautés humaines restreintes. Nos délégués locaux Safer défendront jusqu’au bout les privilèges de leur caste, même si leur action, en bloquant tout renouveau de la ruralité, ne fait qu’aggraver le processus de disparition des paysans, et même si elle favorise du coup l’affairisme de quelques-uns. Et ils pourront toujours compter sur les politiques et sur les fonctionnaires dont le credo est le soutien inconditionnel aux « acteurs économiques » et autres « forces vives »… « 

  4. Un très bon article de Reporterre sur l’opacité de la SAFER, son soutien à l’agriculture productiviste et ses magouilles pour se financer (pour son financement, elle n’hésite pas à vendre au plus offrant, permettant ainsi une meilleure prise de commission, au détriment de petits projets paysans qu’elle dénigre d’ailleurs bien souvent !). L’article écrit avant la réforme de 2016 est toujours aussi pertinent puisque rien n’a changé depuis comme le montre l’affaire que nous dénonçons ici. Mais il n’y a pas que la SAFER qui est en jeu ici, les collectivités locales, la chambre d’agriculture et syndicats agricoles ne sont pas une seule fois exprimé sur ce dossier dans la presse ou aux habitant-e-s de Pornic ! Où est la transparence et leur opposition au projet alors qu’elles auraient pu au moins en informer les gens pour qu’ils se mobilisent rapidement !

    Extrait de l’article de Reporterre : https://reporterre.net/Les-Safer-gerent-elles-bien-les-terres-agricoles

     » Ils sont nombreux, syndicats minoritaires en tête, à critiquer la mainmise de la FNSEA, le premier syndicat agricole, sur les Safer ; car lorsqu’il y a un représentant de la FNSEA et un autre des JA (Jeunes Agriculteurs, la section « jeune » du syndicat majoritaire), cela fait deux voix pour la FNSEA. À cela, Emmanuel Hyest répond à la volée : « La Confédération paysanne n’a qu’à faire pareil ! » Il ajoute : « Il n’y a pas de mainmise, mais du bon sens. Dans la plupart des cas, les attributions se font par consensus, les décisions à prendre sont souvent évidentes comme le nez au milieu de la figure. Tous les membres du conseil d’administration savent qu’une attribution – ou une non-attribution – peut changer la vie de quelqu’un. »

    Cependant, c’est sur la question de bien commun que se fonde la critique principale. Elle est portée par des structures « para-agricoles » : des associations et des collectifs qui veulent se mêler du devenir des terres agricoles. Emmanuel Hyest ne veut pas en entendre parler et s’en agace : « La création des Safer, dans les années 1960, vient de la profession, des agriculteurs eux-mêmes. Ces associations, ces militants ne sont pas passés par les urnes. Qui représentent-ils ? »

    Si, à l’époque de la naissance des Safer, qui est aussi celle de la modernisation agricole, de la création de la FNSEA et des politiques nationales et européennes en faveur de l’agriculture, personne ne jugeait illégitime que les agriculteurs encadrent eux-même leurs activités, cette logique corporatiste passe bien plus mal en 2016. Lorsque les critiques fusent sur la « mainmise » de la « mafia » que serait la FNSEA, c’est bien le corporatisme qui est accusé, avec une question à la clef : est-il légitime que les agriculteurs, qui ne représentent plus que 3 % des actifs, selon l’Insee, aient la main sur le territoire ?

    En vertu de cette vision héritée des années 1960, Emmanuel Hyest s’oppose aux associations et collectifs « para-agricoles ». Le cas de la ferme des Bouillons, en Normandie, incarne parfaitement ces enjeux. Un collectif de militants a empêché qu’une ferme devienne un supermarché mais, au moment de la vente, la Safer Haute-Normandie, présidée aussi par Emmanuel Hyest, qui a la double casquette de président local et national, n’a pas voulu que ce collectif prenne en charge le développement économique de la ferme. Comme il le dit : « Qui représentent-ils ? » « 

  5. Phlp vrstrpn dit :
    décembre 12, 2018 à 9:51 Modifier
    Bonjour.
    Je trouve surprenant que vous ne ouissiez donner aucune information sur ce projet!?
    S’agit il de fake news???
    Merci de votre reponse

    Bonjour,

    non il ne s’agit pas de fake news malheureusement. D’ailleurs je ne comprends pas l’intérêt qu’on aurait à diffuser une fake news ?!
    Il s’agit d’un dossier connu des agris du coin, et c’est justement aussi cela que l’on veut dénoncer, l’opacité qu’il y a sur les transferts de terres agricoles alors que cela concerne tous les habitant-e-s du territoire !
    On a eu les infos plusieurs mois après l’acception du dossier par la SAFER par deux jeunes agris du coin, l’un apiculteur et éleveur qui a eu un chantage de la SAFER sur 7 hectares du lot vendu à l’agri d’Eure et Loire. Il pouvait avoir les terres contigus à son exploitation seulement si il rachetait pour 20000 euros de matériel du cédant ! Mais de toute manière on a fini par lui dire que le dossier du gros agri était accepté, que sa ferme était trop petite et que l’avenir de l’agriculture c’était des dossiers comme celui du gros agri ! (dixit un des techniciens SAFER s’occupant du dossier).
    L’autre s’installe avec son père en porcs bio et a réussi à obtenir 30 hectares de terres du lot et connait également bien le dossier et a déjà rencontré l’agri d’Eure et Loire.
    On leur a demandé si ils pouvaient faire un écrit expliquant plus en détail le dossier mais par leur activité ils manquent de temps. Je vais essayer de les relancer.

    Cordialement,

    Yoann Morice paysan bio à Chauvé (près de Pornic) et membre du collectif terres communes
    https://www.permabocage.fr/

  6. Je crois que l’on va diffuser ce texte et cette interview aux représentants locaux de la SAFER et de la chambre d’agriculture lors du rassemblement du 17 Décembre.

    http://www.journaldelenvironnement.net/article/on-se-dirige-vers-une-agriculture-financiarisee,95185?xtor=RSS-31&utm_medium=social&utm_source=twitter&fbclid=IwAR04SeKqlRRq2fIssP2-j9DrVn8d_4wrR3qXMyNwxO4dI8i3q6S3EqNur_k

    Extrait  » D’ici 2022, un tiers des agriculteurs partiront en retraite. Un phénomène qui va aggraver la ‘tertiarisation’ en cours de l’agriculture, comme s’en alarmait un récent rapport parlementaire sur le foncier agricole. Des craintes que partagent les sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural (Safer), qui tenaient leur congrès annuel ce 7 décembre. Retour sur les enjeux du secteur, avec le président de la Fédération nationale des Safer, Emmanuel Hyest.  »

    Il est en effet assez dingue (schizophrène?) de voir la SAFER 44 (avec la complicité ou le non-dit de la chambre d’agri et des collectivités locales) accepter un dossier d’un agri-industriel pour s’accaparer 4 fermes (environ 400ha) à Pornic tandis que la SAFER au niveau national réclame des moyens pour empêcher l’accaparement exponentiel des terres par l’agro-industrie en France !

    Soyons nombreux-se-s le 17 à l’antenne du Pays de Retz de la chambre d’agri à Sainte Pazanne pour exiger que la SAFER fasse tout pour que les terres agricoles soient cédés à des petits projets paysans !

    Un membre du collectif

  7. Merci pour cette info et pour la manifestation organisée.
    Juste une question : avez-vous un lien à communiquer pour en savoir plus sur ce projet ? J’habite à côté de Pornic et je n’en n’avais pas entendu parler.
    Merci par avance

    1. Bonjour, le peu d’informations dont nous disposons est dans l’article, c’est aussi l’enjeu du mouvement : Rappeler à la SAFER sa mission d’assurer la transparence du marché foncier rural !

      1. Bonjour.
        Je trouve surprenant que vous ne ouissiez donner aucune information sur ce projet!?
        S’agit il de fake news???
        Merci de votre reponse

  8. Avez-vous prévenu le collectif « Nous voulons des coquelicots » ainsi que l’Association Hirondelle afin que soit diffusé auprès des sympathisants et adhérents cette information de mobilisation?
    Ce combat concorde bien avec leurs objectifs car je suppose que ces terres ne seront pas exploitées en bio …

    1. Bonjour l’association Hirondelle a été prévenu indirectement de l’action mais ne veut pas s’y joindre ou relayer l’info pour diverses raisons propres à eux.
      L’information a cependant déjà été relayé au delà de ce que l’on espérait et à déjà fait réagir vivement des membres de la chambre d’agriculture qui crient au scandale vis à vis de notre action en prétextant que la SAFER et la chambre d’agri cela n’a rien à voir…
      Ah bon ? Vraiment ? Pourtant la chambre d’agri et la FNSEA (syndicat élu à la chambre d’agri 44) ont des représentants à la SAFER comme administrateurs et dans les commissions décidant de l’acception des transferts de terres ou de la préemption. Les comissions SAFER se réunissent également dans les antennes de la chambre d’agriculture et les rencontres entre les techniciens et les cédants et acquéreurs se font dans ses antennes également…
      Mais non, il faut les croire la chambre d’agriculture n’a rien à voir avec la SAFER… sic

  9. Scandaleux !
    à l’époque où chacun sait que nous allons dans le mur, que la terre est en danger voyez ce que font nos dirigeants …Qu’en pense et que peut faire notre maire, lui qui semblait soutenir le mouvement des coquelicots (nous avons une photo) ?
    Si nos élus n’interviennent pas, alors il faudra créer un nouveau mouvement des bonnets verts, peut-être serons nous entendus ou alors les casseurs le feront à notre place ….

    1. Bonjour un adjoint au maire de Pornic qu’on ne citera pas ici, également président de la chambre d’agri du Pays de Retz a crié au scandale par rapport à notre action (cf réponse à un commentaire ci-dessus), donc…
      Et la commune était forcement au courant puisqu’elle a au moins un représentant à la comission SAFER qui a accepté le dossier de l’agri d’Eure et Loire… Même si elle a vôté contre, la mairie n’a apparemment pas daigné communiqué l’info à ses citoyens ! Nous avons appris l’info via des jeunes collègues paysans de Pornic concernés de près par le dossier.
      Mais à l’heure où les gilets jaunes demandent plus de démocratie directe et où ne leur répond rien, il n’y a rien d’étonnant au peu de transparence et à l’hypocrisie des élus (il est également bien beau de soutenir le mouvement des coquelicots de la part du maire de Pornic tandis qu’il n’ont pour l’instant acquit aucune terre pour des projets en bio (alors qu’ils en ont le pouvoir) et qu’ils continuent à urbaniser la campagne…)

  10. Lancez une pétition sur change.org , ou sur avaaz . C’est la seule façon de faire connaitre votre cause , au plus grand nombre .

    1. Bonjour, plusieurs personnes nous en ont également fait la remarque. Pour l’instant, nous manquons de temps surtout avec la préparation du rassemblement du 17, mais nous allons en parler entre nous et voir ce que l’on peut faire rapidement.
      Merci pour votre suggestion

    1. Bonjour, la version wordpress que nous utilisons ne le permet pas ou alors nous n’avons pas assez fouillé. Vous pouvez cependant copier le lien et le publier sur votre compte facebook. Cordialement, un membre du collectif

  11. Ce qui nous inquiète également c’est que cette décision est une porte ouverte à d’autres accaparemments importants de terres (on a entendu parler d’autres potentiels projets en cours, il faudra qu’on creuse l’affaire, mais si un lanceur d’alerte de la SAFER veut nous communiquer des infos on est preneurs 🙂
    Mais le plus dramatique, c’est que derrière ce projet « spectaculaire » d’accaparemment de terres, se cache des agrandissements de ferme de plus en plus conséquents dans le 44 par des agris en individuels mais surtout en société du coin (on commence à voir dans certaines communes des fermes de 400-500ha !). Quel sera leur avenir dans les années à venir avec nombre d’exploitants qui partent à la retraite? Irreprenables par des jeunes, ou à coup de crédits en se mettant la corde au cou, elles finiront au main de firmes comme cela se passe déjà dans certains départements ! Lire à ce propos l’excellent et inquiétant, bien que parfois rébarbatif et trop objectif, essai de sociologues « De la ferme à la firme ». Une enquête au coeur de la nouvelle agriculture qui arrive à plus grande vitesse qu’on ne le pense !

  12. Merci pour votre soutien à toutes et à tous!
    Ce qui est le plus navrant, c’est que la SAFER est composée pour un tiers de représentants des collectivités locales qui ne cessent de nous asséner de beaux discours sur l’écologie, la qualité de l’eau, l’importance de préserver le bocage et les prairies naturelles, la santé des populations et qui pendant ce temps là approuvent des projets qui vont complètement dans le sens inverse !
    La SAFER est pour un autre tiers restant composé de représentants de la chambre d’agriculture et des différents syndicats agricoles dont la confédération paysanne…
    On est ainsi choqué que celles et ceux qui n’ont pas voté favorablement n’aient dénoncé ce vote favorable de la SAFER au projet de l’agri-industriel. Il a fallu l’apprendre lorsque c’était trop tard… Seul point positif, malgré le vote favorable de la SAFER l’agri d’eure et loire chercherait à faire baisser les prix sur 3 fermes et la vente n’est donc pas encore faite avec 3 cédants sur 4. En espérant qu’un bon coup de pression de notre part fasse capoter le tout et que la SAFER reprenne le dossier en main, préempte et vendent ces terres à des petits projets paysans (elle a jusqu’ici défendu le fait qu’il fallait que les cédants s’y retrouvent financièrement… sic)!

  13. Bonjour, je ne suis pas Pornicaise ces temps-ci. j’apprends que les erreurs commises là et ailleurs ne suffisent pas à freiner leur développement aujourd’hui!
    Un agriculteur industriel « biologique », oui mais un agriculteur industriel qui mettra nos santés en danger, NON!
    Tous les élus le savent. Que dit le Maire?
    Nous ne voulons pas d’agriculture tueuse sur nos terres ni sur celles des autres villes!
    Une fois de plus la résistance est le meilleur moyen!
    Qu’en pense la confédération paysanne, attac et les amis de la Terre présents en Loire Atlantique!
    Le pognon c’est pas la VIE….l’économie est au service de l’homme et pas l’inverse!!!

    Les OGM et PESTICIDES…..c’est NON!
    VIVE L’APPEL DES COQUELICOTS et LEUR PETITION…contre tous les pesticides. Nous en sommes à) 400000 signatures, il en faut 1 million…voir internet et dehors l’agriculteur tueur…je suis dans le 95 actuellement donc le 17 / je ne serai pas présente mais une amie pornicaise sera là …je vous soutiens. c’est la lutte….pornicaise!
    Chaleureusement
    CLC

  14. De tout cœur avec vous contre ce crime ! Je ne pourrais pas être physiquement présente (travail), mais j’aimerais marquer d’une façon ou d’une autre mon désaccord. Comment faire ?

  15. Plus rien ne va bien en France ! L’avenir devrait pourtant être au Bio sur petites surfaces permettant – avec les connaissances nécessaires – une production diversifiée et beaucoup plus importante que par les procédés industriels intensifs. Ceci d’autant plus que nos sociétés modernes ont besoin de créer des emplois, et que notre Sécurité sociale exangue a besoin d’être là pour les malheurs de la vie plus que pour essayer de faire face à l’avalanche de maladies pudiquement appelées »de civilisation ».
    Les lobbies de toutes sortes, avec une incroyable complicité des rouages en place, petit à petit étouffent tout : santé, emploi, nature, biodiversité, et espèces animales. Comme dans les films d’horreur, certains espèrent-ils pouvoir s’expatrier sur une autre planète quand tout sera mort ?

  16. Je serai à STE Pazanne le 17 contre cette accaparement des terres cultivables par un seul industriel et contre les dérives de la Safer manifestement parasitée par les lobbyistes industriels qui sont là pour faire du profit sur notre dos et nous empoisonner.

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